Liquidité · Mis à jour le 23/10/2026
Acheter des parts de SCPI est simple. Les revendre l'est moins. Contrairement à une action ou à un ETF, une part de SCPI ne se vend pas en quelques secondes sur un marché ouvert en continu. Il faut un acheteur en face, et ce n'est pas toujours immédiat.
SCPI à capital variable : le retrait
La grande majorité des SCPI sont à capital variable. Pour sortir, vous adressez une demande de retrait à la société de gestion. Vos parts sont rachetées à la valeur de retrait (prix de souscription moins la commission de souscription), à condition que de nouveaux souscripteurs apportent des capitaux. En période normale, cela prend de quelques jours à quelques semaines.
Quand les retraits s'accumulent
Si les demandes de retrait dépassent les nouvelles souscriptions, les parts restent en attente. C'est ce qui s'est produit à partir de 2023 pour plusieurs SCPI, surtout celles investies en bureaux. Fin 2025, l'ASPIM recensait environ 2,8 milliards d'euros de parts en attente de retrait, soit 3,1 % de la capitalisation du marché, très concentrées sur une quinzaine de SCPI.
Pour sortir de cette situation, la société de gestion peut :
- vendre des immeubles pour financer les retraits ;
- activer un fonds de remboursement, s'il existe ;
- baisser le prix de part pour attirer de nouveaux souscripteurs ;
- organiser une confrontation des ordres sur le marché secondaire, où acheteurs et vendeurs fixent un prix d'échange, souvent avec une décote.
SCPI à capital fixe
Plus rares, elles ne fonctionnent que par marché secondaire : les ordres d'achat et de vente sont confrontés périodiquement, et le prix dépend de l'offre et de la demande.
À vérifier avant d'investir : le volume de parts en attente de retrait, indiqué dans le bulletin trimestriel de la SCPI. Un niveau élevé et en hausse est un signal d'alerte sur la liquidité.
Article à visée pédagogique. Il ne constitue pas un conseil en investissement. Les SCPI présentent un risque de perte en capital et une liquidité limitée.